Télécharger ici la fiche pratique en PDF du SEL-CGT Nord sur la garde à vue : Fiche_pratique_GAV_SEL-CGT_Va_A5.pdf

Nous ne faisons ici que récapituler des points essentiels. 

Contacter immédiatement un·e avocat·e

Rappelez-vous toutefois que l’avocat·e est là pour vous conseiller, pas pour décider à votre place (si jamais elle-il vous conseille de parler par exemple, ce n’est pas à prendre pour plus obligatoire que lorsque la police vous le demande). Si l’avocat·e que vous souhaitez n’est pas disponible, prenez l’avocat·e comis·e d‘office, vous pourrez en changer plus tard.

Ne pas parler, ou le moins possible

Décliner son état civil est obligatoire, au-delà de ça nous avons le droit de ne rien déclarer, et cela est préférable. Cela permet de se protéger soi, mais aussi les autres ! Car en parlant pour se protéger, on peut impliquer des camarades dans notre déposition et les mettre dans une situation délicate. Ne tenez pas compte les propos des policiers qui peuvent vous « mentir » pour vous faire parler (vous faire croire que vos camarades vous ont dénoncés, vous offrir un marché…)

Mentir, ou atténuer des faits, c’est aussi parler. Ce qui est dit est consigner par la police, et cela est toujours susceptible de nous revenir dans la figure plus tard.

Demander à voir un·e médecin 

Dès le début de la garde à vue. Si vous êtes victime de coups durant celle-ci, les policier·es ne pourront pas faire croire que vous étiez déjà blessé·e en arrivant. Ce sera aussi le moment de demander l’accès à vos médicaments (notamment pour l’asthme).

Ne rien signer

C’est la suite logique de ne pas parler. Un PV qui n’est pas signé est contestable (toutefois, rien n’empêche de le lire pour voir ce qui a été écrit).

Refuser la comparution immédiate

On vous fera croire que cela améliorera votre cas, ce qui est faux. Vous serez jugé·e de manière express, et vous n’aurez pas le temps de préparer votre défense.

À propos du fichage (photos, empreintes digitales, ADN…)

Il est souvent conseillé de refuser, car cela permet de constituer un dossier à votre propos qui restera à disposition de la police. C’est cependant un pari risqué, car si ce refus n’a parfois aucune conséquence, il peut cependant entrainer jusqu’à une amende de 15 000 € et 1 an de prison.