Pourquoi des grèves et des blocages sur le campus Mont Houy ? On vous explique en 10 étapes ! 

1) Restructuration de l'ESR

Depuis plus de 2 ans, la Direction de l’Université a lancé une restructuration complète de l’UVHC. L’État impose à ses services publics ainsi qu’à l’ESR (Enseignement Supérieur et à la Recherche) de faire des économies, en se réorganisant. Le gouvernement a fait une ordonnance cet été permettant 10 ans d’expérimentation malgré un avis négatif du CNESER : http://cgt.fercsup.net/spip.php?article4211.

 

2) Restructuration de l'UPHF

À Valenciennes, l’UVHC devient l’UPHF (Université Polytechnique Hauts-de-France) et change radicalement. Côté sciences, l’ISTV, la FSMS et l’ENSIAME vont fusionner et créer l’INSA Hauts-de-France, une école d’ingénieurs qui s’occuperait donc aussi des licences et masters actuellement à la FSMS et à l’ISTV.

 

2b) Remarques sur les futurs statuts :

  • Eh oui, tout ceci dépend aussi des futurs statuts de la future Université. 
  • Depuis le CA (Conseil d'Administration) de l'UPHF du 15 novembre 2018, où a été voté une 1ère version des statuts de l'UPHF et de l'INSA, nous n'avons plus de nouvelle sur la "2ème version" des statuts. Le SEL-CGT avait voté contre la 1ere version : lire ICI
  • Le conseil de l'ENSIAME a "approuvé à l'unanimité les statuts de l'INSA" a déclaré M. Coutelier lors du dernier CA de l'UPHF. 
  • Le conseil de l'ISTV ne s'est toujours pas prononcé
  • La FSMS s’est positionnée lors de son conseil du 3 décembre 2018 sur la 1ère version des statuts de l’INSA : il y a eu 4 pour, 4 contre et 6 abstentions

 

3) Les futures formations du futur INSA :

Pour ce faire, il faut montrer un intérêt à cet INSA. L’ISTV a donc demandé à ses départements de faire des propositions et “transformer” ses formations. En l'occurrence, ouvrir plus de formations d’ingénieur. Cependant, toute cette période de débat, censée permettre de réfléchir à la future Université en fonction des contraintes de l’État (soutenabilité financière, etc.), s’est faite sans les étudiant.es. Pourtant, le SEL-CGT le dit depuis 2 ans dans les instances et invite les Directions de l’Université (au niveau central comme au niveau local) à consulter les étudiant.es, demander leurs avis, ce qui n’a pas été fait. Les étudiant.es en audiovisuel ont fait le nécessaire pour faire entendre leur voix.

 

4) DREAM (le département audiovisuel de l'ISTV) sur ses futures formations dans le futur INSA : 

Lors du conseil de perfectionnement du 15 mars 2019 (lire ICI), nous avons appris que la transformation d’un master (ISIS) en un diplôme d’ingénieur (Multimédia) impliquerait des changements en masse salariale. Il faudrait supprimer la LP JORIS, l’option son des masters et les modules d’accueil en L3b et M1b.

 

5) Début des grèves

Les étudiant.es n’ayant pas été consulté.es, se sont réunis en assemblée générale, nous avons ainsi décidé d’un blocage ce mardi 19 mars en lien avec la grève nationale ce jour-là.

Tout ceci provoque une réunion le 21 mars avec les trois directions (UPHF, ISTV, DREAM) qui expliquent que c’est bien DREAM qui a proposé ces changements : Lire ICI 

 

6) Débat à DREAM : dialogue social avant blocage total

Après de nombreuses AG, les étudiant.es en audiovisuel de l’ISTV ont organisé un débat avec l’ensemble de l’équipe pédagogique du département (le 27/03/2019). Comme le débat et la consultation n’existent pas, nous l’avons imposé. Cette journée a permis de faire un bref état des lieux de la DREAM d’aujourd’hui. Nous avons conclu qu’il fallait une meilleure organisation du département pour pouvoir mieux communiquer et entendre les problèmes des étudiant.es. Il a aussi été consensuellement dit que les formations existantes de DREAM étaient globalement positives (même si elles pouvaient être améliorées). L’ouverture de la spécialité INSA “Multimédia” est souhaitable mais pas dans les conditions actuelles, étant donné toutes les conséquences que cela entraîne. Autre problème soulevé lors de ce débat, les “nombreuses pressions” venant de la direction.

Selon les plus pessimistes, tout serait déjà acté, et nous ne faisons que perdre notre temps à nous y opposer. Or, nous avons prouvé le contraire.

 

7) Les Directions de l'UPHF, de l'ISTV et de DREAM font preuves d'amateurisme.

Ainsi, les AG suivantes ont convenues d’un ultimatum adressé aux directions : si pas de réponse avant le 1er avril, un blocage démarrera le 2 avril.

On a reçu un mail flou le lundi 1er avril de la part des Directions, veille de l’ultimatum pour le début du blocage. Or ce mail flou, ne répondait pas à nos revendications. Le blocage a donc démarré ce mardi 2 avril.

Revendications : 

Capture

 

8) Grâce à la grève et au blocage, une partie des revendications est gagnée

Suite à la première journée de grève et au blocage des bâtiments Carpeaux et Froissart pendant une journée, ce document a été obtenu avec nos garanties et explications par écrit. Les Directions (UPHF, ISTV et DREAM) ont cédé à nos revendications :

Remarque : les contraintes budgétaires et RH ont été validé par DREAM lors des réunions pédagogique de DREAM et du conseil de perfectionnement de 2018 :

Télécharger ici le PDF du conseil de perfectionnement de 2018 de DREAM : ICI

Remarques :

  • seuls 2 étudiants étaient présents lors de ce conseil de perfectionnement.
  • pas de vote lors de ce conseil de perfectionnement pour acter l’apprentissage à DREAM et la spécialité INSA “Multimédia”. Or c’est bien ce conseil qui a donné le “mandat” à M. Pommeray (Directeur de DREAM) pour ouvrir l’alternance et la spécialité INSA (y compris les conséquences).

 

9) Poursuite de la grève le mercredi 3 avril

Le lendemain, la grève a continué et la Direction de DREAM a cédé. Ce document a été obtenu pour appliquer les garanties au niveau local :

 

10) La suite : on lâche rien !

Maintenant, pour les étudiant.es en audiovisuel de l’ISTV, une bataille a été gagnée. Nous avons obtenu les garanties nécessaires à un vrai dialogue quand à l’avenir de nos formations. Nous avons aussi obtenu des explications par écrit de pourquoi DREAM avait fait ces choix.

Le SEL-CGT continuera d’informer les étudiant.es des choses qui se trament dans leurs dos. Le syndicat continuera à défendre les formations publiques de l’UPHF.

Le syndicat appelle l’ensemble des étudiant.es à la mobilisation ces prochaines semaines pour imposer la démocratie à l’UPHF. Pour prendre le temps de consulter les étudiant.es et les personnels de l’UPHF. Pour dire oui à de nouvelles formations publiques type ingénieur mais pas au détriment des licences et des masters.

Nous invitons l’ensemble des étudiant.es à venir à l’assemblée générale organisée par la Direction de l’Université le 25 avril à 12h30. Le SEL-CGT demande cette AG depuis plusieurs mois. On espère que ce ne sera pas qu’une chambre d’enregistrement.

Conclusion :

À ce jour, nous remarquons que nos efforts ont payé pour l’obtention de garanties de consultation quant à l’avenir de notre formation. Pour obtenir des garanties, de la démocratie, … seule la mobilisation (par la grève, le blocage) impose aux Directions de nous écouter, nous les étudiant.es de l’UPHF.